Synopsis

Cette sélection est proposée en partenariat avec Kings of Docs Expanded.

Le cinéma documentaire autrichien a su s’imposer sur la scène mondiale comme l’un des plus fascinants et intransigeants.

Quand des réalisateurs comme Sauper, Wagenhofer, Geyrhalter ou encore Seidl scrutent minutieusement les perversions de leurs concitoyens ou de la globalisation, le mode de vie des autrichiens et de l'occident en général forme la matière première d’une cinématographie nationale foisonnante. Dans un grand écart entre l'intimité de leurs pairs et la marche du monde capitaliste, les cinéastes n'ont jamais détourné le regard, ni ceux de leurs spectateurs. Ils dévoilent ainsi sans détour les ravages du système économique actuel à l'étranger, ses conséquences sur la politique nationale, sur les institutions et sur les valeurs qui rassemblent les autrichiens.

Dans la lignée de ces documentaristes exigeants, les cinéastes que nous vous présentons dans cette section, Ruth Beckermann, Michael Glawogger et le duo Christian Krönes - Florian Weigensamer, ont su se démarquer par les identités visuelles et narratives distinctes qui façonnent leur films.

Tandis que Beckermann, de sa voix off mélodieuse, mène le spectateur à travers une investigation politique, composée d’images d’archives et de prises de vues personnelles dans LA VALSE DE WALDHEIM, Glawogger laisse les mots se substituer à de sublimes images pour donner à LA MORT DU TRAVAILLEUR toute la force d'évocation qui en fait un film grandiose. Chez Krönes et Weigensamer, les paroles des protagonistes de WELCOME TO SODOM s’entremêlent habilement aux images spectaculaires d’un abysse inexploré. Eux aussi, à leur manière, interrogent les conséquences d’une mondialisation en marche sur ses acteurs et ceux qui en payent les frais.


Fiche technique